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Ce superbe album, paru au siècle dernier, renoue avec le passé de la région. Illustré d'une trentaine d'eaux-fortes dues au talent de Tancrède Abraham, il propose une visite des monuments et des sites de Château-Gontier (le collège, les moulins, le logis de Charles Loyson), des châteaux et églises des environs (Menil, Magnanne, Châtelain), des lieux pittoresques (Bazouges, Craon, Azé, Daon).
Les notices, rédigées par de nombreux auteurs et érudits tels Arsène Houssaye, Godard-Faultrier, le comte de Falloux, etc., rappellent les principaux événements qui s'attachent aux lieux et aux monuments, les légendes, les personnages qui y ont vécu, les coutumes d'autrefois.
Ainsi renaît Château-Gontier, fondé autour du donjon édifié au XIe siècle par Foulques Nerra, l'un des grands bâtisseurs du Moyen Age. La ville deviendra capitale de l'Anjou sous la Ligue et obtiendra le droit d'ouvrir des temples protestants. Les souvenirs surgissent au gré des promenades proposées par les auteurs. Les pierres reprennent vie et livrent leurs secrets comme le château de Bréon ou celui de Magnanne, le château de Saint-Ouen, oeuvre d'Anne de Bretagne.
Le bourg de Châtelain vit naître l'abbé de la Thuilerie ; celui de Menil était déjà cité dans une charte datant de 1047. Le château de Chambrezé fut assiégé par les ligueurs en 1589. Les eaux minérales du rocher de « Versailles » furent renommées dès le XIVe siècle. Autant de détails, de rappels et d'informations diverses qui font de cet ouvrage un passionnant document pour tous les amateurs d'histoire locale.
« Si notre Craonnais est petit par son territoire, il est grand par ses souvenirs ; c'est que le sang de ses barons, versé en Palestine et sur presque tous nos grands champs de bataille, était de source royale, du sang de la plus illustre dynastie du monde », écrit l'auteur dans la présentation de ses « Chroniques craonnaises ».
Cette réédition répondra à l'attente de nombreux lecteurs qui, depuis des années,' cherchent en vain l'ouvrage de M. de Bodard de la Jacopière paru en 1871. Elle nous permet de renouer avec le passé étonnant d'un territoire très étendu jusqu'à la Révolution.
Ainsi, nous découvrons l'origine antique du Craonnais à travers les traces de l'occupation romaine laissées dans de nombreux villages. L'auteur nous fait revivre les terribles guerres entre les Bretons et Dagobert, au VIIe siècle, puis l'entrée du territoire dans les Marches de Bretagne. Il ressuscite les édifices, les monuments aujourd'hui disparus : le château fort de Craon, de Cossé-Vivien, l'abbaye de La Roë édifiée en 1093, ou celle des Anges.
M. de Bodard de la Jacopière restitue dans ses chroniques les moeurs, les coutumes d'autrefois, les événements, les personnages, tout ce qui forgea le passé de la région : la domination anglaise de 1151 à 1230, le siège de Craon et la mise à feu et à sang des environs, en 1592, la vie des seigneurs.
Une source inépuisable de renseignements précieux qui éclaireront tous les amateurs d'histoire locale. Un ouvrage de référence complété par de magnifiques illustrations.
Au lecteur qui pouvait s'étonner de l'intérêt porté à Évron, l'auteur rappelait que « jadis, les Bénédictins avaient rendu la petite ville d'Évron, une des plus célèbres du Maine ».
L'abbé Gérault nous apprend qu'un premier monastère fut construit au VIIe siècle puis détruit par les Normands. Il nous dit quel fut ensuite le prestige de l'abbaye rétablie en 981, et comment sa grandeur attira de nombreux pèlerins. Il raconte comment la ville fut envahie par les Anglais en 1418, pillée par les calvinistes en 1577 et pourquoi des fortifications furent construites au XVIIIe siècle.
L'auteur nous fait découvrir les sites et les monuments aujourd'hui disparus : le prieuré des Bénédictines transformé en maison d'arrêt, les halles construites dans un ancien cimetière.
Autant de faits, d'événements, de témoignages qui font de ce livre un document étonnant pour tous les amateurs d'histoire locale.
Le présent ouvrage nous invite à redécouvrir le passé riche et étonnant des villages du canton d'Évron.
Maurice Passe relate l'histoire des seigneurs de Sainte-Suzanne, vicomtes de Beaumont, lieutenants des comtes du Maine. D'après la tradition, la ville aurait été un simple château juxtaposé à un bourg nommé Saint-Jean-de-Hautefeuille. Nous apprenons aussi qu'en 1616, le domaine de Montécler fut érigé en marquisat en faveur d'Urbain de Montécler. En 1398, Jean le Maire possédait le château de Mézangers. Diergé existait avant 642 et appartenait à l'évêque du Mans. Il est signalé au XVIe siècle comme fief, domaine et métairie. Au XIIe siècle, la famille Bérenger était installée à Assé. Son nom resta attaché à celui de la paroisse.
L'auteur cite de nombreux édifices : le château de Saint-Christophe qui fut renversé par les Anglais, le château de la Saugère, en ruine au XIIIe siècle, qui servait à loger un fermier. Il évoque aussi les nombreux seigneurs des lieux : Guillaume de Sillé, seigneur de Voutré, les seigneurs de la Saugère qui prirent leur nom de cette terre. Commune après commune, Maurice Passe nous offre un véritable panorama historique du canton d'Évron.
Riche d'informations puisées aux sources de l'histoire, cette étude ne peut que passionner tous les amateurs d'histoire locale.
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Auteur du célèbre « Dictionnaire historique de la Mayenne », l'abbé Angot compléta son travail en faisant paraître en 1907 « Sites, monuments et souvenirs du département de la Mayenne ». Il nous livre ici un véritable dictionnaire des communes classées par ordre alphabétique, où l'on redécouvre l'histoire des villes et des villages à travers les sites et les monuments, édifices disparus ou ayant résisté à l'emprise destructrice du temps. Ainsi, le passé des lieux témoins d'époques lointaines ne nous est plus inconnu. Chaque commune est visitée, depuis Ahuillé, dont le château appartenait à Robert le Maçon, jusqu'à Voutré qui abritait un ermitage fondé par saint Alleaume. Nous renouons avec le passé le plus reculé, comme celui d'Ambrières, chef-lieu des « Ambibariens » de César, et avec les détails plus proches, telles les forges d'Orthe qui ne cessèrent de fonctionner qu'en 1870.
Utile aux érudits comme aux curieux, épuisé depuis longtemps et riche de détails patiemment exhumés, le présent ouvrage constitue un précieux document qui ne peut que captiver tous les amateurs d'histoire locale.