1704 ARRAS au temps jadis

Deux mille ans d'histoire

par J. Lestocquoy

1998, réimpression de l'ouvrage paru en 1971

Format 15 X 24. 291 pages

Prix : 186 F (28,36 E)

Après le passage des Barbares à la fin du Ve siècle, la ville romaine, située sur une partie du territoire actuel d'Arras, n'est plus qu'un champ de ruines. Saint Vaast, arrivant vers l'an 500, fait rebâtir la cathédrale, et bientôt la ville renaît de ses cendres, pressée autour de Notre-Dame-en-Cité.

L'hiver de 1434 laissa de profonds souvenirs chez les habitants. De la fin novembre jusqu'à la fin du mois de mars, la terre ne connut aucun dégel. L'auteur rapporte qu'« on avait beau mettre ses pourpoints de laine et ses pieds sur les chenets, on ne se réchauffait pas. Les bonshommes de neige se multipliaient dans les rues, et certains habitants travaillaient la matière du froid avec un talent morbide : ainsi, dans la rue des Louez-Dieu, était représenté un « sonneur de veille au pied de la chaire et à sa musique défilaient en se lamentant toutes les conditions humaines, les grandeurs, le pouvoir, la science, la jeunesse. Et la mort les tirait et les poussait au tombeau. On avait la chair de poule et le bon père n'avait plus qu'à achever notre conversion ».

La rue du Coclipas (Coppelilepas) rappelle la pratique du « coupe-lui-le-pas » évoquant la « truandaille qui se précipite sur le bourgeois douillettement emmitouflé dans sa houppelande pour le trucider à grands coups d'escopette... » Une enseigne de cabaret ne manque pas de remettre le promeneur dans l'ambiance des lieux : « Ne va pas plus loin ». Le 21 mai 1754, Charles-Louis-Alexandre, marquis de Beaufort et de Mondicourt, fait l'acquisition d'un terrain dans la Basse-Ville, et s'y fait construire un bel hôtel. Vingt ans plus tard la demeure est vendue à l'abbaye de Saint-Vaast qui y loge des abbés nommés par le roi.

En février 1791, un prêtre de Paris est dépêché dans le nord de la France. De passage à Arras, il descend à l'hôtel du Griffon, lequel existait encore au siècle dernier, rue des Trois-Visages. Parmi les onze curés de la région, seul Porion de Saint-Nicolas-des-Fossés a prêté le serment révolutionnaire, et il deviendra évêque constitutionnel du Pas-de-Calais.

Quelques aperçus de la très riche histoire d'Arras narrée avec talent par J. Lestocquoy.

 

 


1652 HEUCHIN (Notice historique, religieuse et statistique sur)

par l'abbé Ed. Bourgois

1998, réimpression de l'ouvrage paru en 1889

Format 14 X 20

Prix : 100 F (15,24 E)

Heuchin existe bien avant l'arrivée de Pépin le Bref qui, par ailleurs, sera à l'origine de la fondation d'un monastère dans la ville. En 877, l'empereur Charles-le-Chauve rend une charte dans laquelle il confirme à l'abbaye de Saint-Bertin la possession d'Heuchin. Les moines de Saint-Bertin, en contrepartie de leur perception de la dîme, doivent entretenir le choeur et le transept de l'église. Le 19 janvier 1605, à la suite d'un long procès, ils sont condamnés à restaurer ces bâtiments menacés de ruine.

Parmi les seigneurs d'Heuchin, nous pouvons citer les comtes de Croix qui forment l'une des maisons les plus considérables de l'Artois. En 1690, le lieu est érigé en marquisat pour Alexandre-François de Croix.

Dès le XVIe siècle, le château du marquis est à moitié détruit, conséquence des guerres qui sévissent. La Révolution achèvera l'entreprise de démolition, et fera perdre à l'église ses rentes héritières et ses terres. La maison de dieu est toutefois conservée et devient un lieu de fabrication du salpêtre.

Un particulier, Charles Wallart, se porte acquéreur du maître-autel, et le rendra à l'église en 1802, une fois les excès de la Révolution oubliés. En 1840 débutent les travaux de terrassement de la route départementale d'Aire à Heuchin. A cette occasion, on découvre une ancienne porte du bourg d'Heuchin, formée par deux arcades en plein cintre.

Ce sont là quelques-uns des nombreux faits liés à l'histoire de la commune dans ce petit ouvrage dense.

 

 


1659 HOUDAIN (Notice sur le canton d')

par le comte d'Héricourt

1998, réimpression de l'ouvrage paru en 1878

Format 14 X 20

Prix : 210 F (32,01E )

Là où l'histoire est passée, avec son cortège de violences et de destructions, ses guerres interminables et meurtrières qui ont détruit, d'une manière souvent irréversible, notre patrimoine architectural - châteaux, églises, abbayes, maisons des puissants et des humbles - il est nécessaire de faire ressurgir un monde souvent méconnu ou ignoré : tout ce qui constituait la France d'autrefois dans son charme et dans son intégrité.

Ici, c'est le canton d'Houdain, proche de Béthune, qui réapparaît dans son faste, sa rudesse et sa complexité : ainsi les fondations romaines du Bois des Tours, les curieuses pierres tombales de Rémy Forsaulx et de Guilbert de Werquigneul et le château de La Buissière où séjourna Charles-Quint ; mais aussi le moulin à huile de La Volleville, le récit de la défense héroïque de quelques habitants de Noeux contre un détachement d'Espagnols, le sort terrible des villageois d'Orton pendant les guerres du XVIe siècle.

Le comte d'Héricourt, grâce à un travail rigoureux étayé par des documents d'archives et des références puisées chez les meilleurs historiens, fait revivre pour nous, des origines au XIXe siècle, le passé de cette région, qui a toujours joué un rôle capital dans l'histoire de notre pays ; à travers l'étude minutieuse d'Houdain et de plusieurs dizaines de villages, hameaux, fiefs, mouvances, fermes et seigneuries, il redonne vie aux coutumes de leurs habitants, à leurs travaux, à leur foi religieuse et aux vicissitudes de leur existence. Maisnil-Bouché, Cuvigny, Ranchicourt, Ruitz, Servin, Olhain, Bruay, Drouvin et combien d'autres localités... qui méritent de survivre.

 

 


1651 LENS (Précis de l'histoire de)

par Louis Dancoisne

1997, réimpression de l'ouvrage paru en 1878

Format 14 X 20. 122 pages

Prix : 110 F (16,77 E)

Le lieu est occupé dès l'époque gauloise, notamment par les qualités de sa position géographique : « une situation heureuse que protégeaient de vastes forêts et des marais presque impraticables y attira et y fixa de bonne heure des habitants ».

De nombreuses découvertes attesteront la présence humaine également lors de la domination romaine. Ainsi, par exemple, en 1755 des médailles impériales, en 1804 une tombe renfermant deux vases ou lacrymatoires de verre, et en 1842 une statuette en bronze du dieu Mars.

Le XIIIe siècle commence par un document important qui émane du futur Louis VIII. Sa charte de 1209 permet au maïeur et aux échevins de Lens de se nommer des successeurs tous les quatorze mois. Elle autorise, également le château de la commune à appliquer les mêmes lois et coutumes que celles d'Arras. Les franchises et les libertés communales seront confirmées en 1248, 1292 et 1302 par les comtes d'Artois.

Lens.connaît des heures sombres. Ainsi, en juin 1478, Louis XI envoie-t-il des troupes pour la brûler et la démolir. Ce même souverain, après la bataille de Guinegatte, livrée le 4 août 1479, fait choisir cinquante de ses prisonniers pour les mettre à mort, en guise de représailles.

En plus des effets néfastes de la Terreur, Lens doit subir en 1794 un incendie qui détruit ses archives et ses titres. L'inventaire de 1860 confirmera l'ampleur des destructions.

Louis Dancoisne nous fait également découvrir les monuments et les institutions de la ville, parmi lesquels : les fortifications, les portes de la commune, le château, la châtellenie, le bailliage, l'échevinage, l'hôtel de ville, les marchés, les établissements charitables, les églises de Saint-Léger et de Saint-Laurent, le couvent des Récollets, le collège, etc.

La bataille de Lens fait l'objet d'une attention particulière de Louis Dancoisne. Il narre point par point cet épisode historique qui conduisit le prince de Condé, alors âgé de vingt-sept ans, à la victoire pour la France.

 

 


1655 MARLES-LES-MINES

(Étude historique sur)

par Jean Ratel

1998, réimpression de l'ouvrage paru en 1942

Format 14 X 20

Prix : 186 F (28,36 E)

Marles tire son nom de la constitution géologique de son sol. Comme pour Marle dans l'Aisne, le terrain est constitué en majorité de calcaire recouvert d'une couche d'argile, c'est-à-dire de marne.

A l'époque féodale, Marles est divisé en trois seigneuries, desquelles dépendent de multiples fiefs. De nombreux droits étaient attachés à la seigneurie principale tels que le droit de clocher (préséance dans l'église et aux processions), le droit de pêche et de chasse, le droit de « plantis » (planter) dans les chemins et les rues, de nombreuses rentes foncières et seigneuriales, etc.

Deux grandes familles régneront sur les lieux : les Noyelles du Moyen-Age à l'avènement des Bourbons ; les Beaulaincourt de la fin du XVIe siècle à la Révolution. Au départ, les seigneurs font édifier un manoir où ils résident et remplissent leur rôle protecteur.

L'esprit révolutionnaire est incarné par Jean-Baptiste Mallet, fermier qui refuse dès 1789 de payer un droit de thérage (prélèvement de blé ou de légumes sur les produits de la terre) au seigneur Ange Guilain Joseph Alexandre de Beaulaincourt. Condamné par le conseil d'Artois, le paysan devient le chef de la fraction révolutionnaire marlésienne.

Pour Jean Ratel, l'événement historique le plus considérable pour la vie de Marles a lieu lors de la découverte en 1852 de la continuation, dans le sous-sol, du gisement houiller du Pas-de-Calais, alors en pleine prospection. La concession sera accordée par décret impérial le 29 décembre 1855 pour une superficie totale de 2 990 hectares. La Compagnie des Mines de Marles entreprendra des 1861 la construction de la Cité Sainte-Barbe.

 

 


1668 PAS-EN-ARTOIS (Histoire des communes du canton de)

par Louis Cavrois

Edition 1998

Format 14 X 20

Prix : 148 F (22,56 E)

Louis Cavrois affirme ses convictions d'entrée : « L'histoire, pour être complète, précise-t-il, ne doit pas toujours planer au milieu des faits généraux qui regardent tout un royaume. (...) Chaque commune devrait avoir, et aura bientôt, nous l'espérons, son histoire particulière, appuyée sur des documents authentiques et dégagée des erreurs qu'une sage critique prendra soin d'écarter. » Il s'emploie lui-même à oeuvrer dans ce sens, puisqu'il nous propose ici une monographie vivante et complète de Pas-en-Artois et de tous les villages environnants.

Ce canton, « situé dans la partie la plus méridionale du Pas-de-Calais », a une histoire riche et ancienne qui commence au début de l'ère chrétienne et s'achève, sous la plume de l'auteur, au moment de l'invasion de notre territoire par les Prussiens.

Baronnie-pairie dès 9l8, Pas-en-Artois, qui s'accroît en puissance et en nombre d'habitants jusqu'au XVe siècle, apparaît ensuite comme une seigneurie d'importance qui a sous sa dépendance les fiefs d'Abecourt et de Riquelieu, « ferme avec une chapelle sur la route de Famechon » et la maladrerie de Saint-Ladre, près du territoire de Thièvres. Louis Cavrois évoque par le menu sa destinée mouvementée, n'oubliant pas de nous signaler l'existence de la confrérie des Guétifs, joyeuse milice de mendiants qui devint, au fil du temps, une institution burlesque et il retrace aussi l'histoire de toutes les localités voisines, d'Amplier à Warlincourt, en passant par Couin, Hénu, Puisieux, Sarton... Un ouvrage qui demeure aujourd'hui d'actualité et qui passionnera tous les amoureux du passé.

 

 


03 WIMEREUX d'hier et d'aujourd'hui

par Nicole Latteux

1999, réimpression de l'ouvrage paru en 1963

Format 20 X 30

Prix : 148 F (22,56 E)

Guy Bataille, historien, journaliste, ancien directeur de la Voix du Nord, résume parfaitement dans sa préface l'ouvrage de Nicole Latteux : « L'auteur a fait d'instinct une part importante à ce qui fait la double actualité de cette réimpression : la conquête laborieuse de l'indépendance communale qui aboutit à la consécration de 1899 et le rôle important insoupçonné tenu par cette toute jeune cité qui devint durant la guerre de 14-18, une base médicale indispensable du Corps expéditionnaire britannique.

Quand vous plongerez dans cette nouvelle édition de la seule histoire de Wimereux que nous possédons, les échos d'un passé prestigieux vous envahiront progressivement : le bruit guerrier des cohortes de Rome, le fracas de la première catastrophe aérienne de tous les temps dont furent victimes Pilâtre de Roziers et Ange Romain, les acclamations de la Grande Armée déifiant l'Empereur le 16 août 1804, lors de la célèbre remise des croix de la Légion d'honneur, les accents enchanteurs des soirées triomphales du Casino de la Belle Epoque et les sirènes mortelles des deux guerres mondiales.

Mais vous entendrez aussi les chants et les ris prometteurs d'une petite ville de France qui s'est courageusement reconstruite, tout en conservant, puis protégeant un patrimoine immobilier unique qui fait aujourd'hui tout son charme.

Vous découvrirez aussi de Wimereux ses hameaux chargés d'histoire également, ses rues anciennes dont les appellations sont autant de témoins d'une époque heureuse et ses ponts qui existaient au Moyen Age.

Une fois que ce livre aura été lu, vous comprendrez pourquoi et comment le « Wimereux d'hier » qui a su s'émanciper est devenu le « Wimereux d'aujourd'hui ».

Nicole Latteux a su notamment tirer habile parti des souvenirs de Joseph Malahieude, ce merveilleux ami né avec le siècle. Mais elle a su aussi entreprendre de très bonnes recherches et, plus encore, laisser glisser sa plume alerte. »